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    L'écume de mer

     

    le mécanisme de formation

    Pour que de l'écume de mer se forme, il faut un vent violent et une mer très agitée ; sa formation est facilitée par la présence de la matière organique (du phytoplancton, principalement des micro-algues du genre phaeocystis qui, quand elles se multiplient, forment une substance visqueuse comme de la gélatine)1.

    En bordure des côtes, une forte tempête suffit à la formation temporaire d'écume de mer : lorsque l'eau de mer heurte violemment les rochers, ou tout autre obstacle du littoral, elle est violemment agitée, ce qui provoque l'apparition de fines bulles d'air. Ces bulles contiennent également d'autres éléments : de l'eau, du sel, des particules organiques en suspension (protéines, enzymes), des déchets divers de taille microscopique, qui facilitent la formation d'écume de mer.

     

    A voir aussi : http://entre-sel-et-mer.eklablog.fr/l-ecume-de-mer-a128826256

     

    L'écume de mer

     

     

    L'écume de mer

     

     

    L'écume de mer

     

     

    L'écume de mer

     

     

    L'écume de mer

     

     

     

     

     

    L'écume de mer sur le rivage

     

     

     

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    Jeudi 6 janvier, 6e jour de l'année  La fête du jour: l'Epiphanie, qui commémore pour les Chrétiens, le premier dimanche de janvier, la visite des Rois Mages Melchior, Gaspar et Balthazar a l'Enfant Jésus, a Bethléem.

    Le saint du jour: Saint Mélaine (évêque de Rennes, mort en 540)

    Demain: St Raymond

    Le dicton météorologique du jour: "Quand sec est janvier, Ne doit se faire plaindre le fermier".

    Le proverbe du jour: "Trop est pire que peu" (proverbe japonais)

    La citation du jour: "Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger" (Jean Giono, Rondeur des Jours). http://petitemimine.p.e.pic.centerblog.net/ylq2vxsw.gif .

    GALETTE DES ROIS BRETONNE

     

     

    http://www.recettes-bretonnes.fr/gateaux-bretons/galette-des-rois-bretonne.html

     

     

     

     

    Voici une recette de galette des rois originale et facile dénichée sur le site Odelices :

    la galette des rois bretonne, avec un goût très proche du célèbre gâteau breton. Si vous n’êtes pas forcément fan de frangipane, alors cette alternative pourra peut-être vous plaire !

    La fève est obligatoire pour réaliser cette recette

    Ingredients:

    250 g de farine

    125 g de sucre en poudre

    125 g de beurre

    1 oeuf

    1/2 sachet de levure chimique

    5 g de sel

    1 fond de verre d' eau

     

     

     

     

     

    Instructions :

    Préchauffez votre four à 180°.

    Faites ramollir votre beurre (pensez à le sortir environ 1 h avant de commencer cette recette).

    Dans un saladier, battez votre oeuf, puis ajoutez au fur et à mesure les autres ingrédients.

    Mélangez le tout.

    Versez votre mélange dans un moule et glissez-y une fève.

    Dessinez des petites croix (comme sur la photo) avec une fourchette.

    Versez un peu de lait sur votre galette puis placez-la au four pendant 25 mn.

     

    Sans oublier une petite bolée de cidre breton !

    http://entre-sel-et-mer.eklablog.fr/des-comptines-a-lire-en-mangeant-la-galette-des-rois-a114164946

     

     

    http://petitemimine.p.e.pic.centerblog.net/uowkl197.gif http://petitemimine.p.e.pic.centerblog.net/b402fed0.gif

     

     

    http://petitemimine.p.e.pic.centerblog.net/p7cupyrl.gif

     

     

     

     

     

    http://petitemimine.p.e.pic.centerblog.net/ors6kgyj.gif

     

     

     

    http://petitemimine.p.e.pic.centerblog.net/5fcae40f.gif  http://petitemimine.p.e.pic.centerblog.net/5c008e3f.gif

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  • TRADITIONS DE NOEL D'ANTAN EN BRETAGNE

     

                                                                                                            

     

    http://chartierjulesmichel.blogspot.fr/2013/12/noel-en-bretagne-dans-la-traditions.html

    Elle était suivie avec assiduité en Bretagne et continue d'ailleurs de l'être car la tradition demeure bien souvent quelle que soit sa croyance religieuse.

    Aller à la messe pour nos ancêtres cela voulait dire faire plusieurs kilomètres à pied, de nuit, par tous les temps sur des chemins boueux... tout en chantant des cantiques de Noël....

    Avant de partir la famille partageait une collation de crêpes et allumait la bûche. En arrivant à l'Eglise illuminée par les cierges, la famille dépose son offrande au pied de la crèche, un gâteau, du beurre, des œufs, un panier d'osier, parfois un peu d'argent.

    Ceux qui restaient pour garder la maison et les animaux étaient chargés de disposer des couronnes de paille dans les champs autour de leurs pommiers pour s'assurer une belle récolte. On ne touchait jamais au gui réputé magique et sacré.

    Le 23 décembre, jour du solstice d'hiver était aussi chez les Celtes le" jour de la pierre brute", le jour où on cueillait rituellement le gui avec une faucille d'or.

                  

    Le Père Noël

    A l'époque où la pratique religieuse était très présente en Bretagne celui dont on espérait plein de bonnes choses était appelé Ar Mabig Jezuz, L'enfant Jésus Aujourd'hui le père Noël en Bretagne s'appelle Tad-kozh an nedeleg soit littéralement "le grand-père Noël"

     

     

    Les cadeaux de Noël.....

    Les plus anciens d'entre nous se souviennent que leurs cadeaux de Noël se limitaient souvent à un sucre d'orge ou un "petit jésus" en sucre ou encore une belle pomme rouge bien brillante, Les bonnes années les parents y ajoutaient une orange.

    Les enfants trouvaient leurs cadeaux dans leurs sabots le matin du 25 décembre, à condition qu'ils soient bien propres. Inutile de vous dire que jamais sabots n'ont été aussi bien astiqués que le 24 décembre au soir !

     

     

    Le réveillon.

    Au retour de la messe la famille réveillonne avec un repas légèrement amélioré.

    Soupe au pain, kig ha farz. On n'oubliait pas les animaux, qui avaient droit à une ration supplémentaire.

     

     

    La bûche de Noël.

    La bûche de Noël est un énorme bois de chêne, de hêtre, ou d’orme, un bois dur à combustion lente. La bûche était aspergée d'eau bénite et de sel avant d'être brûlée. La combustion pouvait durer plusieurs jours mais devait surtout chauffer la veillée de Noël après la messe. Les braises étaient recueillies car elles avaient des vertus médicinales. mais on prétendait aussi qu'elles protégeaient de la foudre, des serpents et qu'elles purifiaient l'eau de pluie. Les invités repartaient parfois chez eux avec un sabot plein de braises. ce qui leur permettait d'allumer le feu à leur retour chez eux....

     

     

    Une nuit magique.

    Les croyances anciennes sont particulièrement nombreuses. Au court de cette nuit de Noël aucun esprit satanique ne peut agir ni aucune sorcière surgir, les korrigans comme l'ankou se sont éloignés. Pendant la messe de minuit les animaux parlent "la langue de l'homme" dans leurs étables.

     

     

    http://www.noelistique.com/noel-2012/articles-2/noel-bretagne.html

    En Bretagne, les sabots de Noël n'étaient bien souvent garnis que de pommes rouges, appelées "pommes du paradis" ou d'une orange, la "pomme d'orange".

    Bien avant le IVème siècle, date à laquelle l'Eglise institua la fête de Noël, le 25 décembre était fêté par les Celtes qui célébraient Mithra, le dieu solaire.

    La tradition du sapin de Noël a toujours existé en Bretagne, puisque les Celtes le dédiaient au jour de renaissance du soleil et l'appelaient “l'arbre de l'enfantement” !

    Les enfants, les petits « Noëlloux » scandaient de porte en porte le même refrain : « Chantons Noël pour une pomme, pour une poire, pour un petit coup de cidre à boire » et leur chant était récompensé par quelques sous ou par des friandises.

     

    Les bretons, profondément catholiques, n'oublient pas pour autant leurs racines Celtes. Ainsi, avant de partir pour la messe de minuit, ils allumaient la bûche de Noël, une bûche enrubannée et aspergée d'eau bénite et de sel.

      Parmi les légendes, une raconte que Noël est une nuit magique et qu'au moment où sonnent les douze coups de minuit des phénomènes étranges se produisent :

    on entend le son des cloches des villes englouties et on peut voir des menhirs sortirent de terre pour, aller boire l'eau des sources.

    Passés les 12 coups de minuit, ils retournent sagement chez eux.

     

    Parmi certaines coutumes et croyances, il existe une qui raconte que pendant la messe de minuit, au moment de la consécration, une chandelle s'allume partout où un trésor est caché. A la même heure, l'eau des puits et des fontaines se change en vin.

    Autrefois, la veille de Noël, on mettait dans l'âtre une bûche neuve qui devait brûler sans interruption jusqu'au nouvel an, ou jusqu'à la fête des rois. On raconte que le tison de la bûche de Noël préserve de la foudre. On en mettait donc sous les lits pour protéger la maison des colères du ciel.

    Dans la nuit de Noël, on raconte que des mégalithes changent de place. Dans certains endroits, on a vu des menhirs qui vont boire au ruisseau quand les cloches sonnent la messe de minuit. D'autres menhirs sont soulevés par des oiseaux et laissent apparaître un trésor. C'est une nuit de privilèges où aucun esprit malfaisant ne peut surgir, nul maléfice, nulle sorcière ne peut agir .

    Certaines personnes, restées à la maison pendant la messe, disposaient des couronnes de paille dans les champs autour des pommiers pour assurer une belle récolte.

    On ne touchait jamais au gui, réputé magique et sacré !

    En Haute-Bretagne, il y a un marais près d'une fontaine où, d'après la tradition, sont enfouies des cloches qui sonnent toutes seules pour appeler à la messe de minuit le 25 décembre.

    Autrefois, on chantait beaucoup à Noël. Chaque année, dans certains villages de Haute-Bretagne, les rois mages revivaient dans la personne de trois jeunes gens de la commune, qui revêtaient leurs habits de fêtes et les couvraient de rubans pour annoncer la venue du messie, le soir, dans les chaumières.

     

     

     

    UN PEU DE VOCABULAIRE

    Le Père Noël peut s’appeler de différentes manières, traditionelement on disait "Mabig Jezuz" (le petit Jésus).

    Les appellations les plus courantes sont "Tad Kozh ar Pellgent" (Grand père de l’aurore) et "Tad Kozh an Nedeleg" (Grand père de Noël).

    Certains utilisent l’appellation "Tad Nedeleg" qui est une traduction mot à mot de "Père Noël" mais qui n’a jamais été employée par les Bretonnants.

    » Le Réveillon de Noël s’appelle "Ar Fiskoan", mot composé de "Fest" (fête) et de "Koan" repas du soir). »

    La Messe de Minuit se dit "Oferenn ar Pellgent" »

    La buche de Noël, celle qui se met dans l’âtre (an oaled), peut s’appeler de différente manières :

    - An etev Nedeleg - Kef an Nedeleg - Tos an Nedeleg - Skod an Nedeleg

    Source Kevrenn La Rochelle

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    EN ATTENDANT NOEL

     

     


     

     

     

     






    LES DICTONS DU JOUR

    le jour de l'Immaculée ne se passe jamais sans gelée

    chaque chose en son temps, les navets et les choux pour le mois de l'Avent



                                                                            


    LE SAVIEZ VOUS ?
    Les premiers chants de Noel, appelés"des noels" furent ceux des anges pour annoncer la Bonne Nouvelle, la naissance de l'enfant Jésus.


    Autrefois, dans les campagnes, on entonnait ces cantiques pour chasser les mauvais esprits de l'hiver.





      UNE PETITE HISTOIRE

    Jadis à Matignon (Cote d'Armor) et à Ploubalay, la veille de Noel, les garcons se réunissaient et, portant sur l'épaule de grands batons et des bissacs, ils allaient frapper à la porte des métairies.

    Qui est là ? demandait-on

    Le Hoguihanneu, répondaient les gars.
    Ils chantaient quelque chose et, pour les remercier, on leur donnait un morceau de lard.
    Ils l'enfilaient dans le baton pointu de l'un d'eux, et ce lard était réservé pour un repas qui se nommait le "Bouhiho".

    Paul Sébillot "Coutumes populaires de la Haute Bretagne"

                                          

     

    UN CONTE BRETON

    Savez-vous que chaque année, la nuit de Noël, entre le roc Trédudon et le Tuchen Kador, si l’on retient bien son souffle, on peut entendre une étonnante conversation entre l’ajonc et la bruyère.

    OUI! Tous les ans ils se racontent la même histoire.

    Une histoire qui remonte au temps où de magnifiques forêts habillaient les pentes et les crêtes aujourd’hui dénudées, des Montagnes D’Arrée; il n’y a pas si longtemps d’ailleurs. C’était en l’an 752 de la formation de Rome.

    Cette nuit-là, portée par un léger vent de sud-est ou peut-être par un ange, une rumeur parcourut la forêt comme un frisson. D’arbre en arbre on se la répétait car c’était vraiment une bonne nouvelle. Et elle disait cette rumeur :

     

     

     

     

    » Là-bas par delà les horizons à Bethléem en Palestine, le sauveur vient de naître ». Cette nouvelle fit tellement chaud au cœur des arbres que le givre qui recouvrait leurs branches, se mit à fondre. Depuis le temps qu’ils attendaient cette bonne nouvelle!!! Immédiatement plusieurs furent d’avis qu’il fallait absolument y dépêcher une délégation.

    OUI! Les Monts d’Arrée se devaient d’être représentés à Bethléem. On tint conseil pour choisir les délégués. A tout seigneur, tout honneur! Bien sur, on proposa donc au chêne de conduire la délégation. Mais le roi de la forêt fit observer qu’il ne pouvait pas en conscience accepter cet honneur. Impossible d’abandonner son peuple disait-il!

    Lui, parti ce serait le chaos!

    En réalité, Il craignait que l’on s’habituât à se passer de Roi! On se tourne alors vers le doyen, un if multi centenaire…et encore plus savant que vieux. Mais L’if, non plus n’était pas intéressé. ! Il n’avait plus rien à apprendre depuis longtemps! Surtout pas de ces pauvres pays de sable ou rien ne poussait.

    Le hêtre l’Orme et le Merisier se dérobèrent aussi, prétextant que les gens avaient besoin de bons sabots et de beaux meubles.

    Finalement on se rabattit sur le sapin, l’ajonc et la bruyère …

    Les bons à rien quoi! Les petits, les sans-grades. Eux, acceptèrent de bon cœur, simplement étonnés que pour une fois on ait pensé à eux! Le cœur battant, ils prirent la route.

    OH! Que ce fut long! Que ce fut long!

    Surtout pour l’ajonc et la bruyère qui même ne allongeant le pas, avaient bien du mal à suivre le sapin. Horizon après horizon, ils parvinrent enfin à Bethléem.

     

     

     

    Et là, ma foi, ils firent les choses à leur manière avec une telle discrétion que les évangiles ont oubliés de mentionner leur visite. Donc les voilà à Bethléem! Toute rougissante, la petite bruyère félicita Marie en s’offrant elle-même en un ravissant bouquet. L’ajonc se laissa brouter par l’âne qui n’avait jamais rien manger d’aussi bon….

    De mémoire d’âne on n’avait jamais fait un tel réveillon….

    Quant au sapin, il sacrifia sa plus belle branche pour que Joseph, qui était menuisier dit-on, fabriquât un bon berceau pour l’enfant. Ce n’était pas humain pensait-il de laisser un enfant de Dieu dans une mangeoire! Même pas un enfant d’homme d’ailleurs. Ils demeurèrent quelques jours à Bethléem, heureux, tout à fait à l’aise avec la sainte famille.

    Dame! On était entre pauvre gens!

    Leur mission accomplie, ils s’en retournèrent au pays, racontant partout, en cours de route, la Bonne Nouvelle :

    Dieu est venu chez nous disaient-ils. Nous l’avons vu. Maintenant il sera toujours avec nous. Et tous les petits, les pauvres, les méprisés, toute l’humanité souffrante, les affamés, les mitraillés, les torturés, les opprimés, les sans-travail et les sans amour sentirent monter en eux un sentiment qu’ils ne connaissaient plus depuis longtemps et c’était l’espérance. On leur posait tellement de questions qu’ils étaient embarrassés pour répondre.

    Faut comprendre!

    Ils n’avaient pas été au Séminaire ou à l’université, ils ne savaient pas dire les choses comme on les dit dans les sermons. Ils disaient par exemple » Vous savez le fils de Dieu, il n’a pas l’air d’un Dieu, il a l’air d’un homme. Alors si on ne sait pas voir, on ne peut pas le reconnaître. Et ce serait vraiment dommage!

    Voilà l’histoire que se racontent encore le soir de Noël, l’ajonc, la bruyère et le sapin des Monts d’Arrée. Et bien sur nous comprenons pourquoi la bruyère, l’ajonc et le sapin ne perdent pas leurs feuilles en hiver.

    C’est qu’ils sont devenus immortels comme Dieu.

    Comment ne pas être heureux de cette bonne nouvelle!

     

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    Personnage-clé de la mythologie arthurienne, Merlin (aussi appelé Myrddin) est l'enchanteur.

     

    Sans lui, les aventures de la Table Ronde n'auraient pas eu la même tournure car il va introduire un côté magique et fantastique aux récits des chevaliers de la tables ronde.

     

    ❖ Légendes

     


    Merlin et Viviane

     

    Merlin a pour père le Diable en personne qui avait décidé de s'amouracher d'une mortelle. Pour cela, ayant pris forme humaine, il vint sur Terre et parvint à se faire aimer d'une fille aussi naïve que belle. Puis il disparut sans laisser de trace.

     

    Quel ne fut pas l'effroi de la pauvrette quand elle découvrit qu'elle était enceinte. Elle ne pouvait révéler le nom du père de l'enfant, car elle l'ignorait elle-même: elle fut donc condamnée à mort, comme l'exigeaient la loi en ce temps là.

     

     

     

     

    En attendant son accouchement car les juges avaient décidé de sauver l'enfant qui était innocent, la jeune fille fut jetée en prison. Enfin le bébé vint au monde. Le garçon vigoureux fut prénommé Merlin. Mais il était velu à faire peur, si bien qu'aucune nourrice ne voulut l'allaiter. On le laissa quelque temps à son infortunée mère, puis vint le sinistre jour où le bourreau voulut exécuter la sentence.
    Ce fut alors que se produisit le premier prodige:

    Merlin, qui n'avait jusque-là émis que de vagues vagissements tout à fait normaux pour son âge, prit la parole et, devant l'assistance et le bourreau stupéfait, défendit sa mère avec grande éloquence. A tel point qu'ils quittèrent tous les deux la prison quelques temps plus tard.

     

    Durant sept années, Merlin grandit auprès de sa mère, où il révéla chaque jour, de nouveaux talents prodigieux tels que le don de lire dans la pensée d'autrui ou celui de prédire l'avenir. Mais son jeu préféré consistait à se métamorphoser en un clin d'œil sous les yeux ébahis de ses camarades de jeux.

     


    Dragon rouge

     

    Tout ceci se passait en Bretagne la Bleue, aujourd'hui appelée Grande-Bretagne, où régnait Vortigern, un ancien sénéchal qui avait usurpé le pouvoir à la mort du roi Constant. Pour cela, il avait dû se débarrasser des deux héritiers légitimes du trône, Constans et Uther Pendragon. Il avait bien réussi à tuer l'aîné, Moine, mais le cadet lui avait échappé pour se réfugier sur le continent.


    Vortigern l'usurpateur vécut alors dans la hantise du retour d'Uther Pendragon et décida de faire construire une tour imprenable pour s'y réfugier en cas d'alerte. Mais, par curieux sortilège, le chantier ne progressait pas, car la tour s'écroulait dès qu'elle atteignait une certaine hauteur. Consultés, les devins du royaume ordonnèrent de mêler au mortier le sang d'un enfant né sans père et âgé de sept ans. Aussitôt, des valets d'armes partirent à la recherche d'un tel enfant.

     

    En traversant un village, ils entendirent deux garçon se quereller avec violence, et l'un criait à l'autre: "Né sans père, tu n'es qu'un né sans père!" C'était, bien sûr, Merlin qui, ayant deviné les intentions de Votigern, s'était arrangé pour se faire insulter de la sorte devant ses émissaires.


    Mais, pour ne pas être tué sur-le-champ, il demanda à être conduit au palais pour faire d'importantes révélations au roi. Il apprit en effet à Vortigern que deux dragons logeaient sous terre à l'emplacement de la future tour et que celle-ci s'écroulait à chacun de leurs mouvements.

     


    Arthur et Merlin l'enchanteur par Walt Disney

     

    Beaucoup, et les devins les premiers, ricanèrent en écoutant cet enfant qui prétendait en savoir si long sur le mystère de la tour. Mais le roi ordonna de creuser le sol, et, à la surprise générale, on y découvrit deux dragons endormis, l'un rouge et l'autre blanc, qui, aussitôt réveillés, se jetèrent férocement l'un sur l'autre en crachant des flammes. Pour finir le dragon brûla mortellement le rouge, avant de succomber à son tour à ses blessures.

     

    Alors, Merlin expliqua au roi le sens de ce combat symbolique, qui préfigurait un affrontement prochain entre Vortigern et Uther Pendragon. Effectivement, ce dernier arriva quelques jours plus tard, obtint le ralliement de la population et incendia une forteresse où Vortigern s'était retranché: l'usurpateur, comme le dragon rouge, périt dans les flammes.

     

    Merlin devint le conseiller dur roi Uther Pendragon et il l'aida par des enchantements à repousser les invasions ennemies.

     

    Le caractère enjoué, Merlin aimait à se présenter à ses amis sous les apparences les plus diverses, bûcherons, vieux musicien aveugle, jeune garçon téméraire, et s'amusait de leur surprise. Par ses enchantements, il favorisa des mariages et des naissances, comme celle du célèbre chevalier Lancelot.

     

     

     

     

    A deux reprises il accepta d'enseigner quelques-uns de ses secrets, et bien mal lui en prit! Morgane, l'une des sœurs d'Arthur, devint une méchante fée jalouse de sa belle-sœur, la reine Guenièvre.

     

    Sa deuxième élève fut Viviane. Merlin aimait voyager et de temps en temps il disparaissait sans explication. En général il allait se réfugier au creux des forêts, fréquentées en ces temps-là par des ondines qui avaient élu domicile auprès des sources.

     

     

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