Bonjour, quand j'étais enfant, chez notre "tante Paulette"dans les cotes d'Armor, appelées à cette époque les "Cotes du Nord", nous mangions en dessert une bouillie que j'adorais et je ne m'étais jamais posée de question au sujet de cette fameuse bouillie !
Et j'ai trouvé ces recettes

Jusqu'au XIX Siècle la bouillie d'avoine constituait la nourriture de base des paysans bretons
BOUILLIE D'AVOINE
Pour 4 Personnes, préparation 5 min - Cuisson 24 mn
70 cl de lait demi-écrémé
80 g de crème d'avoine (dans les épiceries bio, rayon farines)
200 g myrtilles
200 gde groseilles
4 cuill à soupe de sirop d'érables
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1 - Versez 40 cl de lait dans une casserole et ajoutez les flocons d'avoine. Laissez cuire sur feu moyen pendant 20 mn, sans faire bouillir le lait.
2 - Ajoutez ensuite le lait restant et la crème d'avoine. Mélangez à l'aide d'une cuillère en bois et laissez cuire à feux doux pendant 4 ou 5 minutes
3 - Pendant ce temps, lavez et séchez délicatement les fruits. Versez la bouillie dans quatre ramequins, répartissez les myrtilles et les groseilles sur chacun d'eux et terminez par 1 cuillère à soupe de sirop d'érable.

La bouillie est un mode d'alimentation très ancien.
En effet, les Égyptiens se nourrissaient de bouillies de millet, d'orge et de blé. Les Grecs y mêlaient des olives. Le repas quotidien des légionnaires romains était habituellement une bouillie de froment et d'épeautre, accompagnée d'oignons, de poisson salé et de fromage.
Quant au germain et au francs, ils consommaient surtout de la bouillie d'avoine.
La bouillie de millet était très répandue en Allemagne au Moyen Âge et encore au XIX e siècle en Russie. Dans les provinces françaises, le repas du soir se composait traditionnellement d'une bouillie de maïs ou de sarrasin.

BOUILLIE GWINIZ DU (Blé noir)
100 gde farine de blé noir
1 litre de lait ribot chaud (laez ribod)
5 dl de lait ribot froid
Délayez la farine de blé noir avec le lait ribot froid, puis ajoutez le lait ribot chaud. Mettez à cuire avec un peu desel en remuant constamment pour empecher la bouillie de coller. Une fois cuite, la bouillie est consommée dans la marmite ou elle a été cuite, on fait un trou au milieu avec une cuillère, on ymet un gros morceau de beurre et chacun vient y tremper sa cuillère.

BOUILLIE DE FROMENT
2 litres de lait entier
6 cuillères à soupe bombées de farine de froment
1 pincée de sel beurre 1/2 Sel
Sucre en poudre
Mélangez dans une terrine : la farine, le sucre, le sel. Délayez doucement avec un peu de lait froid et ajoutez petit à petit le lait en évitant de faire des grumeaux.
Mettez dans une casserole sur feu doux en remuant à la cuillère en bois pour faire épaissir. Laissez bouillir toujours en remuant quelques minutes et laissez à tout petit feu au moins 15 minutes pour qu'une "gratte" délicieuse se produise dans le fond de la casserole.
Cette "gratte" ne doit pas bruler - ce qui communiquerait un gout désagréable au tout - mais etre blonde. Ajoutez un beau morceau de beurre.

LA SOUPE AU LAIT
1 litre de lait entier
2 gros oignons
50 g de beurre 1/2 sel
sel et poivre
Faire roussir les oignons émincés dans le beurre. Jetez dessus le lait amené à ébullition, salez et poivrez. Versez dans la soupière sur de fines tranches de pain rassis ou morceaux de crepes de blé noir.

et
Traditions et cuisines de Bretagne
RECETTES BRETONNES DE NOS GRANDS MERES
Louis Gildas Edition CPE
LE LAIT RIBOT
On m'a demandé ce qu'était le lait ribot, pardon j'avais oublié de le préciser !
A l’origine, c’est le liquide qui s’écoule de la baratte (ribotte en breton) lorsque l’on bat le beurre. Maintenant, c’est du lait maigre (1 à 3 % de matière grasse), fermenté (comme le yaourt) mais avec d’autres souches de bactéries.
Lait battu, babeurre, labné, lben, buttermilk... sont substituables dans les recettes. On les trouve au supermarché, à côté du lait frais.
Au goût, on dirait du yaourt à boire nature, plus liquide et plus onctueux.
