Encore une petite promenade dans la banlieue de Rennes en Bretagneà SAINT AUBIN DU CORMIER
Géographie
« Saint-Aubin-du-Cormier, la vieille ville étageant ses pignons pittoresques au versant de la montagne » — Paul Féval (Blanchefleur)
En venant de Fougères, on aperçoit de loin sa silhouette dentelant une longue crête et se détachant sur le ciel à 113 mètres d'altitude. Saint-Aubin-du-Cormier est situé à 29 km au nord-est de Rennes et à 49 km au sud du Mont-Saint-Michel dans le pays de Fougères.
Les communes limitrophes sont Mézières-sur-Couesnon, Saint-Jean-sur-Couesnon, Saint-Georges-de-Chesné, Mecé, Livré-sur-Changeon, Liffré, Gosné, Ercé-près-Liffré et Gahard. Saint-Aubin et Mecé ne sont limitrophes que par un quadripoint.
Communes limitrophes de Saint-Aubin-du-Cormier Mézières-sur-Couesnon Saint-Jean-sur-Couesnon Saint-Georges-de-Chesné Gahard Saint-Aubin-du-Cormier Mecé Gosné, Ercé-près-Liffré Liffré Livré-sur-Changeon
Toponymie
On trouve la forme ancienne Sanctum Albinum de Cormerio (1308). Son nom est Sant-Albin-an-Hiliber en breton et Le Graund-Saent-Aubein ou Grand'St Aubin en gallo.
Moyen Âge
Le duc de Bretagne, Pierre Ier de Bretagne dit Pierre de Dreux construit un château fort en 1223, à proximité d’un petit village. Ce château devient un de ses lieux de résidence préférés, « à cause de la bonté de l'air et de la commodité de la chasse », selon Jacques Levron, mais la surveillance de la frontière et l'indiscipline des seigneurs de Fougères et de Vitré y étaient pour beaucoup. Bien que peu obéi, ce prince, que les Anglais appellent Mauclerc car il régentait le clergé, groupe à Nantes soixante-deux seigneurs qui signent, le 17 avril 1225, un édit accordant aux habitants des privilèges étendus : l'exemption d'impôts, la permission de négocier, l'usage du bois ; il suffit de payer cinq sous et de servir dans l'armée ; aux bourgeois le duc accorde une charte et aux colons la liberté. Ces privilèges sont confirmés par les ducs et les rois.
La ville était entourée de douves et de murailles. On en sortait par la Porte-Carrée, face au faubourg de la rue de l'Écu, et la porte Saint-Joachim, d'où la rue de la Garenne menait au Bourg-aux-Loups veillé par un vieux calvaire et un ancien manoir. La première église, Saint-Malo, fut bâtie sur les rochers de Bécherel, par delà l'étang. Ruinée, on la remplaça par la chapelle Ducale, au Carroir. Saint-Aubin avait, dit-on, trois recteurs :
celui désigné par l'évêque, le chapelain ducal et le prieur de Saint-Jean, maître de Bécherel. Un curé-doyen réside au presbytère, ancien hôpital Saint-Antoine. Le marché, fondé en 1237 par le duc, était très fréquenté. Les auberges du Mauure, du Cheval-Blanc, de l'Écu et de la Tête-Noire grouillaient de monde car les affaires marchaient bon train comme l'atteste un guide au temps des diligences : « Fabriques de cuirs et de poterie de terre commune. Éducation des abeilles.
Commerce considérable de beurre frais, de toiles, d'étoffes communes, miel, cire, sel, gibier, sarrasin, instruments aratoires ». La poste aux chevaux se trouvait rue de l'Écu, face à l'ancienne route de Fougères, au lieu-dit Grosse-Roche.
On montre la prison du duc d'Orléans dans une cour de la rue Porte-Carrée.
Le 28 juillet 1488, la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier voit la défaite de l'armée bretonne face à l'armée française.

Enfin le chateau de la princesse CHLOE
