


LE HOUX
La tradition du Houx remonte probablement aux Romains.
Symbole de persistance et d'immortalité, il était placé devant les églises puis emporté dans les maisons des paysans où il était censé protéger de la foudre et des sortilèges. De nos jours il est encore dans nos maisons pour les fêtes mais comme simple élément décoratif.
Pour ceux qui aimeraient en avoir toute l'année au jardin, il est bon de savoir que tous les houx ne portent pas de baies rouges. Pour avoir ces jolis fruits décoratifs il vous faudra une variété femelle.
LE GUI 
Le Gui (Viscum album) Voilà bien une plante surprenante.
Les Celtes et les Druides vénéraient le gui et lui prêtaient de nombreux pouvoirs (préserver de la mort et assurer la chance). De nos jours il reste que s'embrasser sous le Gui au Jour de l'An présage du bonheur pour l'année.
De nos jours il est encore dans nos maisons pour les fêtes mais comme simple élément décoratif. Cette plante hémi-parasite se nourrit en partie de la sève de l'arbre sur lequel elle vit. Sa présence est signe de faiblesse pour l'arbre et finira par entraîner sa mort.
Si le gui est un présage de bonheur pour l'homme, à l'inverse il n'annonce rien de bon pour l'arbre. N'oubliez pas qu'en plus d'être gluant, le joli fruit blanc est toxique !
LA BUCHE DE NOEL 
La coutume voulait que, la veille de Noël, on aille chercher une énorme bûche de bois franc, appelée bûche de Noël, et qu'on la rapporte à la maison en grande pompe.
Le soir de Noël, le maître de maison la plaçait dans l'âtre, procédait à des libations, en arrosant le tronc d'huile, de sel et de vin cuit et récitait des prières de circonstance. Dans certaines familles, c'était les jeunes filles de la maison qui allumaient la bûche avec les tisons de celle de l'année précédente, qu'on avait pris soin de conserver précieusement.
Dans d'autres familles, c'était plutôt à la mère que revenait ce privilège. Les cendres de cette bûche avaient, dit-on, la propriété de protéger la maison de la foudre et des pouvoirs maléfiques du diable. Le choix de l'essence du bois, les pratiques d'allumage et la durée de combustion constituaient un véritable rituel pouvant varier selon les régions.
Cette coutume, remontant au XIIe siècle, avait cours dans la plupart des pays européens, notamment en France et en Italie, où la bûche de Noël était appelée ceppo. Au Québec comme en France, cette tradition aurait perduré jusqu'au dernier quart du XIXe siècle. La disparition de cette tradition coïncide avec celle des grands âtres, remplacés progressivement par des poëles de fonte.
La grosse bûche fut alors remplacée par une petite bûche de bois, parfois rehaussée de chandelles et de verdure, qu'on plaçait au centre de la table comme décoration de Noël.
Aujourd'hui, la bûche de Noël est devenue une pâtisserie traditionnelle, succulent gâteau roulé, glacé de crème au café ou au chocolat et décoré de feuilles de houx et de roses en sucre.
LA POMME 
Depuis le XVIe siècle, les sapins de Noël étaient décorés en Allemagne avec des fleurs et des fruits, notamment des pommes. En 1847 un souffleur de verre de Lauscha a eu l'idée, pour faire plaisir à ses enfants, d'imiter en verre les noisettes dorées que l'on avait coutume d'accrocher aux arbres pour Noël. Il venait alors de créer une tradition qui se répandra dans le monde entier et qui perdure toujours.
France
Onze ans plus tard, en 1858, une grande sécheresse priva les Vosges du Nord et la Moselle de pommes et de fruits en général, privant les sapins de Noël de ces décorations. Un artisan verrier de Meisenthal en Moselle fabriquera à son tour des boules en verre.
BLES DE LA SAINTE BARBE 
Les blés de la Sainte-Barbe font partie des traditions provençales de Noël.
Histoire:
début de pousse du blé de la Sainte Barbe Le 4 décembre, jour de la Sainte-Barbe, il est de tradition de planter, dans trois coupelles, des grains de blé de la récolte précédente, réservés pour les semailles de la prochaine saison, afin de les faire germer.
L'usage des lentilles et des pois-chiches est aussi admis.
La coutume populaire y appose l'adage « Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn ! » (« Blé bien germé, c'est la prospérité pour toute l'année »).
Cette tradition remonterait à l'époque romaine. Ces coupelles, représentant la Sainte Trinité, font ensuite partie de la décoration de la table de Noël, au soir du 24 décembre, lors du Gros souper.
Le 25 décembre, la maîtresse de maison orne ces blés de rubans jaune et rouge.
À compter du 26 décembre, les coupelles sont disposées près de la crèche, et jusqu'à l'Épiphanie.
Les blés sont enfin plantés en pleine terre.
LE SAPIN DE NOEL 
La symbolique du sapin de Noël Les fêtes de Noël sont souvent représentées par l'arbre de Noël : le sapin. Il faut dire que les aiguilles persistantes d’un beau sapin jouissent d’un côté symbolique, celui de la vie. Le fait d’illuminer un tel arbre est aussi un symbole de continuité et de renouveau. On appelle d’ailleurs ce conifère « arbre de l’enfantement » et, dans certains pays, il est de tradition d’en planter un dans le jardin le jour de la naissance d’un enfant…
Le sapin de Noël dans l'Histoire;
Les Celtes avaient coutume d'associer à chaque mois lunaire un arbre. Le mois de décembre était celui de l'épicéa. En effet, cet « arbre de l’enfantement » avait été choisi pour célébrer la naissance du Soleil, qui a eu lieu un 24 décembre selon les Celtes. Les premières traces écrites d'une décoration de ce célèbre conifère ont été découvertes en 1510 à Riga, en Lettonie.
À cette époque, des marchands dansaient autour d'un arbre décoré de roses artificielles, avant de le brûler sur un bûcher. En France, l'arbre de Noël a été introduit à Versailles par la femme de Louis XV. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le sapin de Noël se pare de lumière.
En guise de bougies, on remplit des coquilles de noix avec de l'huile pour illuminer le sapin.
LE POINSETTIA
Plante ornementale des fêtes de fin d’année, le poinsettia répond au doux surnom d’« Etoile de Noël ». Entretien poinsettia Les légendes de l’Etoile de Noël Selon une vieille légende aztèque, une déesse vécut un chagrin d’amour si douloureux que son cœur en saigna. En tombant, les gouttes de sang imprégnèrent une plante qui se colora alors d’un rouge intense : le poinsettia était né.
Une légende religieuse mexicaine donne une autre version. Une enfant qui souhaitait faire une offrande à Jésus à la veille de Noël mais n’avait rien à offrir, confectionna avec amour un simple bouquet de feuilles. Lorsqu’elle alla le déposer près de la crèche de l’église, un miracle se produisit : les feuilles se transformèrent en de magnifiques bractées d’un rouge vif ! On raconte que c’est depuis ce jour que les poinsettias se parent de leurs plus belles couleurs au moment de Noël.
Langage des fleurs:
Pour les aztèques qui l’utilisaient au quotidien, le poinsettia était symbole de pureté. On racontait aussi que les guerriers morts au combat revenaient sur terre pour boire le nectar de cette fleur et atteindre ainsi l’éternité. Mais ne vous y essayez pas : la sève du poinsettia est toxique !
Aujourd’hui, offrir une étoile de Noël est un geste très positif : il symbolise des vœux amicaux et chaleureux de succès et de joie.
