FRAISES ESPAGNOLES / SCANDALE ECOLOGIQUE
Très instructif ! (je fais remonter cet article que j'avais écrit le 8 avril 2010) !Modifié
D'ici à la mi‐juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises.
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Pour pouvoir produire des fraises quasiment toute l’année les producteurs utilisent des bâches de plastique à la saison froide. Au total ce sont près de 4500 tonnes de plastique qui sont utilisées chaque année. La saison est terminée au début du mois de juin, les 5000 tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n’importe où, soit brûlées sur place.

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http://www.cuisine-en-sante.com/boycotter-fraises-espagnoles/
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Six bonnes raisons de boycotter les fraises espagnoles
La France importe plus de 80 000 tonnes de fraises espagnoles avant leur saison. Fades, farineuses, à peine mûres, ces pseudo-fraises sont une aberration sur tous les plans. Leur commerce est indigne de nos palais, de notre santé, de nos valeurs et même des droits de l’homme.
Opinion excessive ?
Je sais, ça m’arrive quelquefois, mais là, jugez par vous-même.
Le transport… Camion

Pour arriver en France, cette production doit parcourir en moyenne 1500 km en camion. Il faut 16 000 camions pour faire le parcours par an et on imagine aisément le stock de Co2 et autres parfums d’échappement qu’ils sèment sur leur chemin. Comme la production se fait en Andalousie, son transport arrose de ses poisons la merveilleuse réserve d’oiseaux migrateurs d’Europe du parc national proche de Guadalquivir.
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photo wikipedia
L’environnement… Oiseaux -
WWF-France s’est récemment intéressé à cette super-production qui, non seulement, contribue à une pollution très large et évitable, mais également à mettre en péril les productions locales. On est en plein dans le phénomène si déplorable de la mondialisation de bas-étage !
Le problème, c’est l’étendue de cette culture dont 40% se fait en toute illégalité et nécessite des terres immenses (près de 6 000 hectares) dont une centaine est d’ores et déjà volée au parc national. 2 000 hectares de forêt ont été rasés pour le champ d’exploitation.
Le pouvoir local ferme les yeux et ce, malgré les protestations et les interventions écologistes. Même les forages qui permettent d’arroser les plants sont creusés en toute illégalité et transforment peu à peu cette partie de l’Andalousie en savane, ce qui a pour effet d’atteindre de façon significative et alarmante les oiseaux migrateurs, de faire disparaître les lapins et, par conséquent, le lynx pardelle qui s’en nourrit.

Des fraises empoisonnées… Pesticides -
Les plants, bien que vivaces et pouvant servir à la production durant plusieurs années, sont systématiquement et annuellement détruits dans le but de donner des fraises hors saison. Les nouveaux plants sont réfrigérés en été (pour simuler l’hiver) de manière à activer leur production.
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À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

La santé… Fraises, culture -

Selon un intervenant écologiste local, les maladies pulmonaires et les affections de la peau sont légions. Les plants poussent sur un plastique noir qui, en fin de saison, sera emporté par le vent, enfoui n’importe où, ou brûlé sur place (plus ou moins 5 000 tonnes !) et, de plus, ces plants sont généreusement arrosés d’engrais, de pesticides et autres fongicides.

Les droits de l’homme…
L’immense majorité des producteurs andalous emploient des Marocains, saisonniers ou sans‐papiers dont on imagine bien qu’ils sont très mal payés et hébergés dans des conditions précaires. On dit même qu’ils entretiennent les feux destinés à les réchauffer avec les résidus des serres en plastique qui recouvrent les fraisiers en hiver…

Et pour terminer, une information croustillante… Il est déjà établi que lorsque la région sera totalement dévastée et que la production sera devenue trop onéreuse, les industriels de l’agro-alimentaire espagnols iront s’installer au Maroc…