Comme la saison estivale a été assez longue, nous avions oublié de faire ramoner la cheminée, voilà qui est fait aujourd'hui et j'ai eu l'idée d'aller voir l'histoire des ramoneurs !

Le ramoneur est une personne, généralement qualifiée, chargée de nettoyer les cheminées. Il utilise de longs balais-brosses ou une raclette (genre de truelle) pour enlever la suie du conduit. L'activité, au cours du temps, s'est transformée car le ramonage concerne désormais aussi bien les conduits d'évacuation des gaz de combustion (gaz, bois, fioul ...), les gaines grasses (extracteur), les VMC, les conduits de laveries, ou tout autre conduit d'évacuation.

Histoire:
. Un petit ramoneur savoyard (avant la généralisation des postes, on confiait souvent, à Paris, aux petits ramoneurs le soin de transmettre des courriers). Si le nettoyage de cheminées est une occupation fort ancienne, aussi ancienne que les cheminées elles-mêmes, ce n'est qu'aux environs du XVIIIe siècle que les cheminées sont devenues suffisamment grandes pour qu'un homme puisse y passer, donnant naissance à l'image typique du ramoneur qui se développa lors de la révolution industrielle.
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Ramoneur dans les années 1850
Aux XVe et XVIe siècles en Europe occidentale, la construction de pignons en escalier devint commune afin de permettre un accès aisé à la cheminée. Avec l'accroissement de la population urbaine, le nombre de maisons à cheminées augmenta et le métier de ramoneur devint plus respecté et recherché, bien qu'il soit parfois tourné en dérision par des vers, ballades et pantomimes.
À l'époque victorienne au Royaume-Uni, la profession était réputée pour l'emploi de jeunes garçons suffisamment minces pour se glisser à l'intérieur des cheminées afin de les nettoyer de l'intérieur. On les surnommait les climbing boys (« garçons grimpants »). Le travail était sale et risqué, et leurs employeurs avaient une réputation d'exploiteurs.
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Il en était de même en France, où, traditionnellement, les ramoneurs étaient le plus souvent des jeunes savoyards, partis en groupe de leur pays sous la conduite d'un aîné, pour travailler dans les grandes villes. Les garçons étaient souvent atteints de déformations articulaires, de brûlures et d'une forme de cancer du scrotum causée par les benzopyrènes contenus dans la suie. Il n'était pas rare que des ramoneurs meurent étouffés par la suie. L'opinion publique choquée de telles pratiques imposa la recherche de moyens de substitutions. On inventa donc des brosses à manche télescopique et d'autres outils qui permirent au ramoneur de ne plus avoir à entrer dans la cheminée.
Vers le milieu du XXe siècle l'invention d'un aspirateur à suie qui pouvait être fixé au-dessus de la cheminée rendit ce processus plus propre qu'il ne l'avait jamais été.
En Allemagne, les ramoneurs étaient organisés en corporation jusqu'au 1er janvier 2013. Chaque ramoneur était limité à un secteur et les prix fixés. Dans ce pays, les ramoneurs portent un uniforme.
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Vous connaissez l’image du petit ramoneur savoyard à travers les poupées-souvenirs ou les cartes postales. Voici leur véritable histoire …

Du travail pour l’hiver Il y a longtemps dans les villages des montagnes savoyardes, en Maurienne et en Tarentaise, les hivers étaient longs et rudes Dans les familles nombreuses, nourrir tous les enfants devenait très difficile. Il fallait donc trouver du travail. Parfois, les pères devenaient colporteurs, c’est-à-dire marchands ambulants. Quant aux enfants, ils étaient souvent embauchés comme ramoneurs.
Il faut dire qu’en ces temps anciens, la plupart des gens possédaient une cheminée pour se chauffer ou faire cuire la nourriture. C’est la raison pour laquelle il fallait nettoyer les cheminées pour qu’elles fonctionnent bien. On prenait des enfants de 6 à 12 ans en raison de leur petite taille pour ramoner les cheminées.
Par ailleurs, les Savoyards, gens de montagne, étaient plus habiles pour monter et descendre le long des conduits de fumée. Les petits ramoneurs partaient en groupe, au début de l’hiver, sous la conduite d’un patron chargé de recueillir l’argent et de nourrir les enfants. Mais, souvent le maître les traitait durement et ils étaient obligés de mendier. Les petits ramoneurs se rendaient dans des villes éloignées en France ou à l’étranger. Les enfants revenaient au printemps dans leurs familles, pour aider leurs parents aux travaux des champs.
En quoi consistait le travail des petits ramoneurs ?
De nos jours, le ramoneur fait glisser dans le tuyau de la cheminée un buisson métallique et récupère la suie dans un récipient. Aux siècles passés, il en allait tout autrement. Le petit ramoneur devait monter dans la cheminée en s’aidant des genoux et des pieds. A l’aide d’une raclette, il détachait la suie des parois. Pour ce travail pénible. il disposait d’une échelle en plus de la raclette. Afin de se protéger, il portait des genouillères et des coudes en cuir, ainsi qu’un bonnet qu’il rabattait sur le visage pour éviter que la suie ne lui pique les yeux, et enfin un sac pour recueillir la suie.
Malgré ces précautions, la peau, les yeux et les poumons des petits ramoneurs souffraient beaucoup.

En plus de ce travail pénible, on demandait d’autres services aux petits ramoneurs :
couper du bois, cirer les meubles ou les parquets, porter des colis, etc. Le soir après le travail, les ramoneurs devaient déposer dans la caisse commune l’argent ou la nourriture et les vêtements qu’on leur avait donnés. Le ramoneur était parfois accompagné d’une marmotte. Ils jouaient aussi de la vielle. A ce propos, on dit que ce sont les marmottes qui leur auraient appris à grimper avec adresse. Malgré leur dure vie, les petits ramoneurs chantaient avec courage.
Afin d’attirer l’attention des gens de la ville, ils criaient "A ramoner de haut en bas". Quand le petit ramoneur avait fini son travail, il sortait par le haut de la cheminée en chantant.
Des oeuvres ont été crées pour permettre aux enfants à lire et à écrire. On leur donnait des vêtements et des chaussures.

Malheureusement, ils sont exploités par des rabatteurs qui s'enrichissent à leur dépens et ne respectent pas les engagements des contrats d'embauche :
pas d'école, pas de catéchisme, pas de salaire ni de nourriture. Les petits sont contraints à mendier pour manger. Nombre d'entre eux souffrent de maladies pulmonaires.
Au XVII ème siècle, des religieux s'alarment de cet état de chose et leur portent secours.
Puis en 1735 l'Abbé du Breuil de Pontbriand crée l'Oeuvre des petits Savoyards.
Enfin, en 1863, le préfet de Savoie réglemente la profession en l'interdisant aux moins de douze ans. Il faut attendre 1914 pour que cette exploitation enfantine cesse.
C'est l'aspect joyeux et débrouillard des petites ramoneurs chantant sur les toits qui les a rendus si populaires et les a élevés au rang de porte-bonheur ...

La Bergère et le Ramoneur est un conte de Hans Christian Andersen publié en 1845.
Résumé Deux figurines de porcelaine (une bergère et un ramoneur) sont éprises l'une de l'autre ; mais un vieux Chinois, lui aussi de porcelaine, affirme être le grand-père de la bergère et veut marier celle-ci à un satyre surnommé le « Grand-général-commandant-en-chef-Jambe-de-Bouc ». Les deux amoureux décident donc de quitter la maison où ils vivent.
Adaptations Cinéma :
Paul Grimault adapta le conte sous le titre La Bergère et le Ramoneur (1953) puis Le Roi et l'Oiseau (1980). Il existe également une version animée russe des studios Soyuzmultfilm (1965).
Arts plastiques La Bergère et le Ramoneur est une scène animée d'Armand Langlois.