
La douceur du climat et la qualité des sols ont depuis longtemps fait de la Bretagne un grand potager
(artichauts, choux-fleurs, pommes de terre oignons, navets et rutabagas, tomates se disputent le marché)
LE CHOUX FLEUR
Très sensible au climat, le chou-fleur a trouvé en zone légumière bretonne son terrain de prédilection. Le climat ni trop chaud ni trop froid y rend sa culture possible toute l'année. La Bretagne est d'ailleurs la première région productrice en France avec 75% des volumes.
En hiver, le chou-fleur breton est ainsi exporté vers toute l’Europe. Au champ, à l’aube, les producteurs coupent les choux, un à un, entièrement à la main. Ils les parent et les conditionnent en colis, directement au moment de la récolte. Quelques heures plus tard, les choux-fleurs seront réfrigérés en station de conditionnement pour préserver toute leur fraîcheur.
Un marché rennais
LA PETITE HISTOIRE
Originaire du Proche-Orient, on le récoltait déjà il ya plus de deux mille ans. Appréciésous l'Antiquité, il disparait jusqu'au XVII Siècle.
L'agronome et jardinier de Louis XIV, Jean-Baptiste de La Quintinie, importa ses graines de Chypre et le cultiva à la Cour.
,le Roi Soleil le dégustait avec une sauce au beurre muscadé.
Plus tard, Louis XV, qui en raffolait, diffusa sa culture et les préparations"à la Du Barry".
Avec plus de vingt variétés, la France est aujourd'hui le plus gros producteur de choux-fleurs, après la Chine et l'Inde.
Article télé7Jours)
C'est au XVIème siècle que le chou fleur arrive en Bretagne, en provenance de Chypre...
Il faut croire que le sol et le climat lui ont particulièrement bien réussi, puisqu'il en est devenu l'un des produits-phares... au point d'être aujourd'hui surnommé "fleur de Bretagne"...

L'ARTICHAUT CAMUS
Autrefois légumes méditerranéens de haute gastronomie, l'artichaut est apparu en Bretagne il y a seulement deux siècles, se démocratisant progressivement. Dans la ceinture dorée du Léon, c'est l'artichaut camus que l'on cultive aujourd'hui. Le cuivré, aux écailles pointues et violettes, et l'artichaut de Roscoff, vert et épineux, ne se rencontrent plus guère.
Toutefois, l'artichaud est en régression : le Léon n'en produit plus que 50 000 Tonnes (deux fois moinsqu'il y a vingt ans)
la laitue et le brocoligagnent, en revanche, les faveurs des agriculteurs.

LES OIGNONS ROSES DE ROSCOFF
Très apprécié des gourmets pour son aspect, sa texture fondante et son goût fruité, l'Oignon rosé de Roscoff est, pour certains, un légume et, pour d'autres, un condiment.
L'« Oignon de Roscoff » est produit sur 24 communes du Haut-Léon, au nord du département du Finistère, le long du littoral de la Manche, bénéficiant ainsi d'un climat océanique particulièrement doux et de sols souvent recouverts d'épais dépôts limoneux. Ces conditions ont permis le développement des cultures d'oignons depuis le 17ème siècle.
D'abord destiné aux navires faisant escale dans le port de Roscoff, l'« Oignon de Roscoff » a acquis une notoriété internationale au 19ème siècle, avec l'exportation d'une grande partie de la production vers la Grande-Bretagne par les « Johnnies », surnom donné aux producteurs d'oignons (de Roscoff et de sa région Petit Jean) qui tressaient et vendaient leur récolte au porte à porte.
Le savoir-faire propre à la culture de l'« Oignon de Roscoff » s'est maintenu jusqu'à nos jours dans cette aire géographique où chaque année 1300 à 2000 tonnes sont produites (la récolte se fait, suivant les années, de fin juillet à début septembre).

http://www.oignon-de-roscoff.fr/

La Carotte de Sable de Santec
Produit du terroir, notre variété de carotte est cultivée dans le sable de Santec, lui donnant du caractère et une saveur sans égal. À préparer crue et râpée ou cuite en gratin ou en accompagnement de viande.
Elles ont toute une histoire derrière elles.
C'est au XVII Siècle, en effet, que des tempetes engloutirent la moitié du village de Santec sous le sable, contraignant les habitants à cultiver leurs légumes dans ces dunes.
mais ce n'est qu'au XIX Siècle que la carotte gagna du terrain. Ce qui fait sa spécificité ne vient pas de la variété retenue, mais des conditions de culture.
Ainsi, les terrains sont-ils engraissés au fumier de poule, guano et goemon et les carottes sont arrachées à la main à pleine maturité et rangées directement dans les cageots.
