
L'abricot-roussillon

Ça y est, l’abricot est de retour sur nos marchés.
La saison de ce fruit originaire de Chine (encore un !) va de mi-juin à fin août.
L’abricot du Roussillon est celui qui a une belle couleur rouge-orangée et une chair juteuse et sucrée, il est d’un petit calibre (rien à voir avec les arrivages d’Espagne de taille XXL sans goût).
En plus, pour le reconnaître, on peut lire sur les étiquettes Rouge, Héléna, Royal et Gâterie, qui sont les 4 variétés d’abricots du Roussillon.
Il est cultivé dans les plaines du Roussillon, au pied des Pyrénées, qui se trouvent – pour ceux qui ne connaîtraient pas le Roussillon – autour de Perpignan, une des régions (si ce n’est la plus) les plus ensoleillées de France avec ses 320 jours de soleil par an.

Photo mameO9 (francoise)
Donc des conditions climatiques idéales pour les abricotiers.

http://www.keldelice.com/guide/specialites/labricot-rouge-du-roussillon
Description :
L’abricot rouge du Roussillon, l’un des symboles de l’opulence arboricole de la plaine catalane, présente une forme ronde, légèrement oblongue. Sous sa magnifique robe orangée, tachetée de rouge, lisse, veloutée et duveteuse, il offre une chair juteuse à la saveur sucrée. Ce fruit d’élite au fort potentiel aromatique, riche en vitamines, est issu de 4 variétés au calibre plutôt modeste (de 3,5 à 5 centimètres de diamètre) :
royal Roussillon, helena, rouge du Roussillon, gaterie.
Mais on cultive aussi d’autres variétés. L’abricotier, arbre au tronc à l’écorce craquante de couleur foncée et aux feuilles brillantes, commence à produire au bout de 3 à 4 ans (sa durée de vie pouvant atteindre un demi-siècle).
Il est particulièrement adapté au climat chaud et ensoleillé et s’accommode des sols calcaires et caillouteux.
La récolte démarre en juin, pour s’achever vers la mi-juillet.
Dans l’assiette:
Fruit de table à consommer cru (bien mûr), sec ou confit, cet abricot se cuit pour donner des conserves au sirop, des confitures, ou encore des tartes.

En cuisine:
il sert de garniture aux viandes blanches, au magret de canard. On l’utilise, aussi, pour confectionner des jus de fruits et des liqueurs.
Enfin, de son noyau s’extrait l’huile de noyau d’abricot.

Un peu d’histoire:
L’abricotier (un arbre de la famille des rosacées, originaire d’Asie centrale et rapporté d’Arménie par les Romains) fut introduit en France dès la Renaissance. Cet “œuf du soleil”, comme le nommaient les Perses, devra sa popularité à La Quintinie, jardinier de Louis XIV.
Dans la région languedocienne et roussillonnaise, longtemps planté dans les vignes (avec le pêcher), son essor ne remonte qu’au milieu du XIXe siècle, grâce à l’arrivée du chemin de fer. Si tout se passe comme prévu, cet abricot rouge du Roussillon aura son AOC en 2012.
Auteur F. Zégierman, relecture Keldélice.

