


La marinière désignait à l'origine des chausses en tricot puis la vareuse et le maillot de corps rayé des marins (les rayures qui apparaissent dans l'iconographie au XVIIe siècle servant selon la tradition à mieux repérer les hommes tombés en mer), les vêtements rayés étant la caractéristique des marginaux (gens du voyage, prostituées, marins). Il désigne également un vêtement féminin couvrant le buste, froncé, qui s'amplifie vers la taille (marinière simple) ou vers le bas (marinière longue) et qui cachait le ventre des femmes enceintes.
Un décret officiel du 27 mars 1858 introduit dans la liste officielle des tenues de matelot de la Marine nationale le tricot rayé bleu indigo et blanc décrivant ainsi ses caractéristiques techniques : « Le corps de la chemise devra compter 21 rayures blanches, chacune deux fois plus large que les 20 à 21 rayures bleu indigo. »
Une authentique marinière comporte donc sur le torse et le dos vingt rayures bleu indigo larges de dix millimètres, espacées de vingt millimètres et sur les manches, quatorze rayures bleues espacées de vingt millimètres.
Ses manches longues de trois-quarts ne doivent pas dépasser de la vareuse, et son encolure évasée monte au ras du cou.
Le « Tricot bleu de service courant Marine nationale » fait partie des tenues de service courant no 22 bis et 23 des équipages du personnel de la Marine national.
Jadis fabriquée dans différents ateliers, puis dans les ateliers propres de la Marine nationale lorsque l'armée devint une armée de métier (autrefois de conscrit), la marinière était encore largement produite en France, par les entreprises Saint James, Armor Lux, l'historique Orcival ou encore Le Minor jusqu'en 2010, avant que la Marine Nationale ne se fournisse en Roumanie.
