• LA CHANTEUSE BARBARA

    y a dix ans, le 24 novembre 1997, s'éteignait Barbara, la «longue dame brune». Artiste complète, elle a durablement marqué la chanson française par sa voix toujours au bord de la rupture, son style théâtral et son écriture sensible et intemporelle.

     

    Monique Andrée Serf, dite Barbara (ou Barbara Brodi à ses débuts), est une auteur-compositeur-interprète française, née le 9 juin 1930 à Paris et morte le 24 novembre 1997 à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, âgée de 67 ans et inhumée dans la 4e division du Cimetière parisien de Bagneux.

    Sa poésie engagée, la beauté mélodique de ses compositions et la profondeur de l’émotion que dégageait sa voix lui assurèrent un public qui la suivit pendant quarante ans.

     Biographie

    Née dans le 17e arrondissement de Paris au 6 rue Brochant, Monique Serf passe dans ce quartier des Batignolles les premières années de sa vie entourée de ses parents, Jacques, juif alsacien et Esther BrodskyNote 1, de sa grand-mère russe et de son frère Jean, de deux ans son aîné. La famille s’est agrandie :

    une deuxième fille, Régine, est née à Roanne en 1938 et un deuxième garçon, Claude, né à Tarbes en 1942. Bien avant que la guerre éclate, sa jeunesse est marquée par des déménagements successifs rue Nollet à Paris en 1931, au 6 boulevard Gaston Crémieux à Marseille en 1937, ceux-ci redoubleront sous l’occupation nazie pour fuir la chasse faite aux Juifs sous le gouvernement de Vichy. S’y ajouteront les séparations pour déjouer les dénonciations. À la fin de la guerre, les membres de la famille se retrouvent au Vésinet. Barbara aura à supporter le comportement incestueux de son père pendant son enfance.

    Elle refusera d'évoquer le drame en public, sauf dans ses Mémoires1

     

    . Premières vocalises 

    Monique a seize ans. Peu attirée par les études, elle ambitionne depuis longtemps de devenir pianiste et chanteuse. Ses parents lui promettent de lui offrir des cours de chant. Elle s’inscrit à ceux de Madame Dusséqué. Sa vie en est changée. Au bout de quelques leçons, son professeur la présente à Maître Paulet, enseignant au Conservatoire de Paris qui la prend comme élève.

    En 1946, les Serf s’installent au 50, rue Vitruve, dans le 20e arrondissement. L’été est assombri par la mort de la grand-mère. Dans le nouvel appartement, un piano loué par son père est installé ; Monique en joue d’instinct, sans prendre de leçons.

    La jeune fille entre au Conservatoire comme auditrice mais au répertoire de chant classique, elle préfère celui de la chanson populaire. Elle arrête les cours. En 1948, après avoir passé une audition au théâtre Mogador, elle est engagée comme choriste dans l’opérette Violettes impériales. Un jour, son père abandonne soudainement le foyer pour ne plus revenir.

    Bientôt, la location du piano ne peut plus être honorée. Contrainte de s’en séparer, elle vit un déchirement.

     

    La période belge :

    Monique Serf devient Barbara Voulant à tout prix concrétiser son rêve, devenir « pianiste chantante », elle quitte Paris, en 1950. Grâce à l’argent prêté par une amie, elle se rend chez un cousin à Bruxelles qu’elle quitte au bout de deux mois. Sans ressources ni connaissances, la vie est difficile. Au hasard d’une rencontre, elle rejoint une communauté d’artistes à Charleroi, qui se réunissent dans un local appelé la Mansarde. Là, elle trouve de l’aide et commence à chanter dans des cabarets sous le nom de Barbara Brodi (inspiré du nom de sa grand-mère, Varvara Brodsky).

    Son répertoire est constitué de chansons d’Édith Piaf, de Marianne Oswald, de Germaine Montero, de Juliette Gréco et de Jacques Brel. Fin 1951, elle retourne à Paris pour des auditions sans lendemain. Elle revient à Bruxelles où un ami du groupe de Charleroi lui donne l’occasion de chanter. Elle est mise en relation avec Ethery Rouchadze, une pianiste qui accepte de l’accompagner et auprès de qui elle se perfectionnera au piano. Cette dernière lui présente Claude Sluys, jeune apprenti avocat.

    Habitué des lieux de spectacles, il se pique d’écrire quelques chansons. Fin 1952, il déniche le « théâtre du Cheval blanc » et use de ses relations pour y ouvrir un cabaret afin qu’elle s’y produise sous le nom de Barbara.

     

     

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  • Commentaires

    3
    estrelita Profil de estrelita
    Samedi 24 Novembre 2012 à 14:42

    c'est pas ma préférée ...bon week-end bisous

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    2
    Samedi 24 Novembre 2012 à 13:42

    Je suis en toute discrétion une "Fan" de Barbara , j'aime toutes ses chansons, quand j'étais jeune je me "croyais" un peu elle ... assise à mon piano ... heureusement elle jouait mieux que moi !!! mercipour ce beau reportage ! belle journée ici mais c'est demain que parait-il le mauvais temps va descendre de chez toi ... bisous !

    1
    Samedi 24 Novembre 2012 à 13:12

    J'ai entendu un petit reportage radio sur elle, hier, à l'occasion de l'anniversaire de sa mort...La chanson que je préfère parmi tant d'autres et justement: La longue dame brune!

    Merci pour le partage de cet article...Elle restera longtemps une des meilleures chanteuse du répertoire français avec ces textes et cette voix inégalable!

    Bizzzzzous

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